Sanaa.K
Dimanche c'est coup de projecteur sur:
Le 30 septembre sort dans nos salles le premier long métrage du reporter Christian Poveda. En Amérique Centrale, on les appelle les maras. Construits sur le modèle des gangs de Los Angeles, ces groupes de jeunes sèment la terreur, entre autre à El Salvador. "La Vida Loca" c'est la vraie vie là-bas. Des mômes qui souffrent, qui nous défient, nous toisent, nous en veulent et ne nous aiment pas. Un documentaire sur la solitude humaine absolue, sur la haine de ceux qui n'ont jamais rien eu. La haine de l'exploitation, de la soumission et de l'humiliation quotidienne. Christian Poveda a mis plus d'un an et demie avant d'avoir l'autorisation des deux gangs La 18 et La MS. Il est donc rentré en immersion totale dans le gang La 18 qu'il a suivi pendant deux ans, allant tous les jours dans le quartier de la Campanera où il passait son temps avec les membres du gang agés de 12 à 25 ans.
"La vida loca s'inscrit dans son action militante, il voulait sauver les générations futures, promouvoir des mesures sociales. Il avait établi un dialogue avec le président du Salvador et il était aussi, à la demande des chefs, le médiateur entre "La 18" et "La MS". Il voulait aider ces jeunes condamnés à mourir dans une guerre qui oppose les pauvres aux pauvres.
Retrouvé mort le 2 septembre 2009 sur une route au nord de la ville de San Salvador, Christian Poveda a été abattu de plusieurs balles après une journée de tournage dans le quartier de la Campanera, dominée par la lutte des Maras.
R.I.P a un homme "qui voulait sauver les générations".
Quelques chiffres: Les deux gangs posséderaient 7500 membres en liberté et 7500 autres en prison.
El Salvador a le taux d'homicide le plus élévé d'Amerique Latine chez les 15-24 ans.
C'est également le deuxième taux le plus élevé au monde.
Le 30 septembre sort dans nos salles le premier long métrage du reporter Christian Poveda. En Amérique Centrale, on les appelle les maras. Construits sur le modèle des gangs de Los Angeles, ces groupes de jeunes sèment la terreur, entre autre à El Salvador. "La Vida Loca" c'est la vraie vie là-bas. Des mômes qui souffrent, qui nous défient, nous toisent, nous en veulent et ne nous aiment pas. Un documentaire sur la solitude humaine absolue, sur la haine de ceux qui n'ont jamais rien eu. La haine de l'exploitation, de la soumission et de l'humiliation quotidienne. Christian Poveda a mis plus d'un an et demie avant d'avoir l'autorisation des deux gangs La 18 et La MS. Il est donc rentré en immersion totale dans le gang La 18 qu'il a suivi pendant deux ans, allant tous les jours dans le quartier de la Campanera où il passait son temps avec les membres du gang agés de 12 à 25 ans.
"La vida loca s'inscrit dans son action militante, il voulait sauver les générations futures, promouvoir des mesures sociales. Il avait établi un dialogue avec le président du Salvador et il était aussi, à la demande des chefs, le médiateur entre "La 18" et "La MS". Il voulait aider ces jeunes condamnés à mourir dans une guerre qui oppose les pauvres aux pauvres.
Retrouvé mort le 2 septembre 2009 sur une route au nord de la ville de San Salvador, Christian Poveda a été abattu de plusieurs balles après une journée de tournage dans le quartier de la Campanera, dominée par la lutte des Maras.
R.I.P a un homme "qui voulait sauver les générations".
Quelques chiffres: Les deux gangs posséderaient 7500 membres en liberté et 7500 autres en prison.
El Salvador a le taux d'homicide le plus élévé d'Amerique Latine chez les 15-24 ans.
C'est également le deuxième taux le plus élevé au monde.
Dim 6 sep 2009
13 commentaires
Bravo Sanaa pour cet hommage.
On ne parle pas assez de ce meurtre... les médias sont beaucoup trop intéressés par la grippe A.
Merci de le mettre en lumière, sa mort m'a bouleversée...
L'affiche du film est superbe en tous cas.
A très vite !
On ne parle pas assez de ce meurtre... les médias sont beaucoup trop intéressés par la grippe A.
Merci de le mettre en lumière, sa mort m'a bouleversée...
L'affiche du film est superbe en tous cas.
A très vite !
Lili l'archi - le 06/09/2009 à 10h47
ah c'est horrible .. je crois que ca traumatise à vie un film comme ça.. En tout cas TON BLOG C'EST DE LA BOMBE !!!!!
MAud :P - le 06/09/2009 à 21h45
Que dire devant tant de haine et de désespoir..CE qui est certain c'est que les choses doivent être dites et vues..
Merci pour ce post Little O.
Bonne journée à tous!
Merci pour ce post Little O.
Bonne journée à tous!
juliette - le 07/09/2009 à 10h24
Merci Sanaa, j'irais de ce pas trouver une projection !
Mady - le 07/09/2009 à 18h40
Merci Sanaa, j'irais de ce pas trouver une projection !
Mady - le 07/09/2009 à 18h42
Je sens que je ne peux pas voir ce film.. Trop sensible! Rien que les quelques images que je viens de voir me traumatise. Surtout que c'est vrai quoi!
Ally - le 08/09/2009 à 02h32
quelle violence !
Je serais maman là-bas, je préfèrerais 1000 fois m'expatrier et vivre dans la misère plutôt que de voir mes enfants grandir -et sans doute mourir- dans ces quartiers.
Je serais maman là-bas, je préfèrerais 1000 fois m'expatrier et vivre dans la misère plutôt que de voir mes enfants grandir -et sans doute mourir- dans ces quartiers.
Millie - le 08/09/2009 à 02h39
RIP
@Millie, elles doivent toute penser comme toi mais ce n'est pas simple. Ces familles vivent dans ces ghettos parce-qu'elles sont justement sont pour vivre autre part.
Déja qu'elles ont à peine de quoi pouvoir subvenir à leur besoins alors j'imagine même pas la galère que ça doit être d'abandonner sa baraque pour l'inconnu,trouver l'argent nécessaire pour payer le voyage et obtenir un visas pour expatrier toute une famille.
Toute proportion gardé c'est un peu comme vouloir quitter son quartier hlm pourri pour aller vivre dans le 16e, c'est tendu faut les moyen quoi
@Millie, elles doivent toute penser comme toi mais ce n'est pas simple. Ces familles vivent dans ces ghettos parce-qu'elles sont justement sont pour vivre autre part.
Déja qu'elles ont à peine de quoi pouvoir subvenir à leur besoins alors j'imagine même pas la galère que ça doit être d'abandonner sa baraque pour l'inconnu,trouver l'argent nécessaire pour payer le voyage et obtenir un visas pour expatrier toute une famille.
Toute proportion gardé c'est un peu comme vouloir quitter son quartier hlm pourri pour aller vivre dans le 16e, c'est tendu faut les moyen quoi
Djeffx - le 08/09/2009 à 13h27
"parce-qu'elle sont justement trop pauvre pour vivre ailleurs"
j'avais oublié un bout de phrase
j'avais oublié un bout de phrase
Djeffx - le 08/09/2009 à 13h28
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=110565.html
A voir si ce n'est pas déjà fait !
Bon dimanche !